Se réconcilier avec notre enfant intérieur

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Pourquoi partir à la recherche de l’enfant intérieur ?

Il  existe plusieurs enfants intérieurs  (l’enfant joueur, curieux…) mais celui qui  nous intéresse est l’ enfant vulnérable  qui est la partie de nous qui porte les blessures.

Au fur et à mesure que  nous grandissons nous nous éloignons de cet enfant vulnérable, afin de pouvoir mieux nous protéger. Dans le cas contraire, nous serions des victimes. Si cette vulnérabilité joue un rôle important , nous ne devons pas pour autant vivre vulnérable et sans défense. Avoir accès à cette vulnérabilité nous familiarise avec qui nous sommes, ce que l’on aime, nos besoins etc.…La vulnérabilité n’est pas de la faiblesse. C’est l’ouverture au lien, l’absence de défense, la sensibilité. En touchant cette vulnérabilité, nous avons accès au sentiment délicat, à notre sensibilité, à notre intimité, enfin, à nous même.

Dans le cas contraire, nous nous ouvrons au monde, aux autres, avec les parties de nous qui nous ont éloignés de cet enfant  vulnérable. Ces parts intérieures nous ont protégés à l’époque et nous protègent dans notre présent d’adultes. Nous sommes en “conduite automatique” dans la relation aux autres et dans la relation à nous-mêmes. Nous avons donc en nous des parties que nous nommons primaires qui veillent (le pouvoir, le contrôle, le sauveur, la victime etc..) qui s’expriment à travers nous et qui se sont mises en place très tôt grâce à l’expérience de la vie.

La deuxième partie est cet enfant vulnérable qui préexiste à l’expérience de la vie. Ainsi, c’est l’équilibre entre ces parties primaires et cette vulnérabilité qui nous permet d’avancer. En l’absence de pouvoir, nos parties primaires, pour nous protéger, vont nous interdire l’accès à notre vulnérabilité. Nous nous approchons de la notion de faible et de fort, de faiblesse et de pouvoir, ce sont deux opposés qui sont nécessaire à  la vie , qui font partis de chacun et qui doivent être reconnus par tous.

La vulnérabilité et le pouvoir ne doivent pas être niés. Etre dans son pouvoir tout en étant en lien avec sa vulnérabilité, c’est cette notion d’équilibre ou la force protège l’enfant.

Qu’est ce que l’enfant intérieur ?

L’enfant intérieur est un concept de psychologie analytique créé par Carl Gustav Jung, pour définir la part infantile ou enfantine de l’adulte. Cette part étant liée au fonctionnement primaire( existant antérieurement à l’expérience de la vie), instinctive de l’enfant que chacun a été. Il est possible d’y trouver sa part d’ombre qui influe négativement sur notre vie quotidienne d’adulte.

Ainsi, les conflits et les blessures non résolus de notre petite enfance jouent un rôle important dans nos comportements et nos relations d’adulte. Cette enfant intérieur blessé qui sommeille en nous ne demande qu’à être reconnu.

Comment notre enfant intérieur a t  il été blessé ?

  • Nous avons tous un enfant intérieur, car nous avons tous perçu , autrefois, le monde a travers les yeux d’un enfant. De ces perceptions, il nous en reste des souvenirs : impuissance, incapacité de satisfaire ses besoins , de maitriser le cour des choses , d’injustice.
  • Dépendant, l’enfant veut que l’on s’occupe de lui qu’on lui soit attentif. Il n’avait donc comme solution , que de pleurer pour attirer l’attention , de se replier sur lui-même en attendant que l’on vienne à son secours .

Si ces derniers n’arrivent pas, notre enfant intérieur sera blessé voir malade. Une fois adulte, il n’aura pas la certitude d’avoir les réponses a ses besoins. Adultes angoissés, tristes, déprimés, colériques nous serons de grands enfants insatisfaits déambulant au fil des ans sur le chemin de notre vie. Les blessures de notre enfant intérieur qui souffre qui hurle nous demande de l’écoute, de l’accueil, de l’attention, du soin.

” Il y a des visages plus beaux que les masques qui les couvrent ” Jean-Jacques Rousseau

Etre au contact avec notre vulnérabilité, ravive la flamme vacillante à l’intérieur de nous. Pratiquer le contact avec sa vulnérabilité est un exercice quotidien qui s’apprend.

Le contact avec notre vulnérabilité, c’est prendre responsabilité de ce que nous vivons , ressentons en lien avec nos besoins. C’est cette présence avec notre bon cœur authentique qui soigne l’enfant si souvent maltraité et muselé. La récolte, c’est l’ouverture du cœur, la créativité, l’émerveillement, la poésie.

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